J’ai décidé que ce serait une bonne idée d’aller chercher les compétences techniques de base avant de m’aventurer sur l’eau. C’était toujours le but de faire les choses de façon sécuritaire, surtout dans un contexte où je pourrais faire de la voile en solo une bonne partie du temps.

J’ai donc regardé les différentes écoles de voile et j’ai choisi un endroit qui serait géographiquement près du plan d’eau sur lequel je pense m’amuser avec mon propre voilier, le Lac St-Louis (un des 2 lacs importants autour de l’île de Montréal). C’est donc sur l’École de Voile de Lachine que j’ai jeté mon dévolu et je n’ai pas été déçu.

Je me suis enregistré par internet, j’ai reçu quelques jours avant le début des cours les instructions requises (quoi apporter, à quoi s’attendre, etc). En rétrospective, tous les conseils offerts ont été utiles.

La météo pour le week-end s’annonçait parfaite, avec de légers vents, une température de 20-25C… mais nous avons quand même eu quelques surprises. Par moment, le vent s’est levé et était tellement fort que mêmes les experts en voile ont dû rentrer à quai.

Mais après 3 jours de formation (22-23 et 29 juin 2019), j’ai obtenu ma certification VoileCAN 1 !

On parle ici de 2 week-ends où j’ai passé près de 20 heures de pratique sur voilier, en plus d’une dizaine d’heures de théorie.

Le but de la certification VoileCAN 1 est de s’initier au habiletés essentielles à la pratique de la voile :

  • techniques de base liées au gréement;
  • manœuvres et conduite d’un bateau quelle que soit l’allure;
  • naviguer dans des zones circonscrites par l’instructeur.

Le premier week-end débute de façon assez rapide : 30 minutes de théorie, puis on descend aux quais pour gréer les voiliers. Un peu plus de théorie avant de débuter, puis l’instructeur s’assure que les voiliers sont bien grées et on descend les bateaux à l’eau, tout ça dans la première demi-journée!

Au lunch, on sort tous les bateaux de l’eau, on descend les voiles… ça peut sembler plate, mais croyez-moi, on oublie très rapidement les noeuds, et donc, de pratiquer souvent aide. On redescendra les voiles à chaque lunch comme ça, histoire de pratiquer souvent les opérations de base.

Durant les 3 jours, on aura sorti sur l’eau à chaque matin et après-midi.

Et jour 2 et 3, on a même fait quelques régates (courses) de différents types, ce qui était très cool, parce que dans ces moments, on devait maîtriser la théorie et la technique pour atteindre l’objectif et la petite poussée d’adrénaline permettait d’internaliser les apprentissages et aussi de valider si on est capable de bien travailler avec son équipier pour les manœuvres.

Je ne cacherai pas que c’est physiquement demandant, et encore plus, si on ne pense pas rapidement aux changements de côtés et qu’on reçoit la bôme sur la tête à quelques reprises. Et ça, c’est sans compter l’exercice obligatoire de désaler (« chavirer »), pour ensuite tenter de remettre le bateau du bon côté, puis remonter à bord… pas évident!

Au final, une excellente entrée en matière pour apprendre les rudiments de la voile, de la sécurité sur l’eau et des techniques pour se débrouiller en dériveur léger.

À propos de Jean-Francois

Je travaille dans le domaine du web, je suis photographe à mes heures, et bientôt skipper de mon nouveau voilier!

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