Jour 1 : Préparer le voilier pour le voyage

Cet article est la partie 1 de 17 dans la série Remontée Norfolk - Montréal

Ça fait des semaines qu’on planifiait à l’aide de listes toutes les choses qu’il faudrait acheter, ce qu’il fallait se rappeler et ce qui devrait être fait avant le départ. Plusieurs scénarios ont été échafaudés, puis remaniés et constamment ajustés au fil des nouvelles infos que j’apprenais en parlant avec notre skipper.

À plusieurs égards, la préparation s’apparente un peu à celle d’un véhicule récréatif : il faut penser à la nourriture, aux équipements de cuisine autant que les items requis de façon quotidienne, les produits d’hygiène de base et naturellement, des vêtements pour faire face à toutes les conditions anticipées en fonction du trajet. Bien sûr, on doit aussi ajouter la literie, parfois quelques pièces et accessoires de rechange et naturellement en 2022, tout ce qu’il faut pour pouvoir recharger tous les appareils électroniques : GPS, smartphones, tablettes et ordinateurs. Ah, et quelques items pour pratiquer ses loisirs, que ce soit de la lecture, de la pêche ou autre.

Maintenant… imaginez que vous n’avez que 2 valises par personne pour tout faire entrer. Et que vous devez ensuite transporter le tout sur 2 vols et passer les douanes. Ah-ha, tout d’un coup, on parle d’un challenge logistique intéressant!

J’ai eu l’aide de ma copine pour y arriver – son aide inestimable à optimiser nos bagages pour apporter tout ce qui était nécessaire dans 3 valises, 1 sac de voyage et 2 bagage de main m’a permis de me concentrer sur d’autres aspects de notre préparation.

Nous avons utilisé l’application Apple Reminders (Rappels) sur nos iPhones et nous avons créé une liste partagée appelée Voile afin de pouvoir se consulter, aider l’autre et ajouter des items facilement et rapidement. Cette liste avait près de 100 tâches et sous-tâches une semaine avant notre départ. Depuis, notre arrivée, la liste diminue de jour en jour.

Nous sommes tous trois arrivés en après-midi du 4 juin à l’aéroport de Norfolk, Virginie. Après avoir pris un taxi qu’on a rempli d’une montagne de bagages, destination le Tidewater Yacht Club pour que je présente le voilier à ma copine et à notre skipper.

Le bateau était là, dans toute sa splendeur, à nous attendre à son quai tel que je l’avais laissé 3 semaines plus tôt. J’ai rapidement retiré tous les cadenas, ouvert les hublots pour faire aérer le bateau et que chacun puisse faire le tour et se familiariser avec le cockpit, les pièces et les équipements.

Mais il n’y avait pas trop de temps à perdre, en effet, on devait trouver une épicerie afin de procéder au ravitaillement, le but étant d’acheter tout ce qui permettrait de nourrir 3 personnes pendant plusieurs jours en mer…. pensez eau, légumineuses, pâtes, oeufs, protéines, riz, légumes, noix, barres protéinées. Sarah a pensé à plusieurs recettes simples à faire sur un bateau, mais qui soutiennent et se réfrigèrent et se réchauffent facilement. Et qui dit recettes dit tous les ingrédients de base : sel-poivre, épices, huile, lait, sucre, etc. Les vendeurs nous avaient laissé plusieurs instruments de cuisine et c’était très apprécié, mais on a du acheter quelques morceaux additionnels. Et bien sûr, chacun doit avoir ses petits péchés, que ce soit boissons gazeuses, croustilles ou chocolat… on a le droit d’avoir un peu de plaisir!

Au total, on parle d’une épicerie de plus de 500 $ CAD pour stocker le bateau avec la base et environ 5-6 jours de repas, avant de devoir racheter certaines choses pour continuer la route.

Et une fois tout ça acheté, il faut le ramener au bateau, trouver une place à chaque chose dans les différentes armoires, tiroirs et compartiments cachés selon une logique de ce qui est utilisé le plus souvent… tout un cas de Tétris à gérer, une fois de plus, effectué de main de maître par Sarah et Gaétan, notre skipper.

Pendant ce temps, lui avait eu le temps de regarder le bateau sous toutes ses coutures, valider que l’équipement de sécurité était présent, que le moteur démarrait et fonctionnait sans problème et voir ce qui nous manquait pour le départ. Nous n’avions pas prévu partir le lendemain (5 juin) à tout prix, mais si c’était possible, on ne fermait pas la porte.

Après analyse, pour pouvoir partir, il nous restait à :

  • Aseptiser et remplir les réservoirs à eau potable du bateau
  • Aseptiser et remplir les bidons d’eau potable additionnels (attachés sur le pont)
  • Remplir le réservoir d’essence pour le dinghie (bateau de type Zodiac avec moteur)
  • Remplir le réservoir de diesel du bateau
  • Remplir les bidons de diesel additionnels (attachés sur le pont)
  • … le pump-out (vidange des eaux noire) avait été fait 3 semaines avant

Finalement, comme la marina n’offrait pas de diesel et que notre réservoir principal était à 75%, nous pouvions partir, en prévoyant arrêter à une autre marina en chemin pour remplir tout le diesel.

Ce soir là, nous sommes allés mangés au resto de la marina, brûlés, mais heureux de savoir qu’on avaient réussi à tout mettre en place en une demi-journée, grâce à une solide préparation et à l’expérience de notre skipper!


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À propos de Jean-Francois

Je gère des entreprise Web, je suis photographe à mes heures et skipper de mon voilier lorsqu'en vacance!

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