J’ai longtemps pensé que mon voilier serait à résidence dans mon entrée de garage et que lorsque j’aurais envie de faire de la voile, j’accrocherais la remorque à mon véhicule et j’irais à une descente publique pour faire de la voile pour la journée, puis je le ramènerais à la maison à la fin de la journée.

Ça c’était mon plan.

En théorie, c’est possible. Mais en pratique, ça t’amène à réaliser un paquet de choses auxquelles tu n’avais pas pensé :

  • Mâter et démâter un voilier qui a un mât de 25 pi :
    1. C’est lourd
    2. C’est vraiment pas facile à faire seul
  • L’opération d’amener le voilier à la descente, le descendre à l’eau, puis de le gréer (mâts, voiles, bouts…) on parle d’environ 2 heures
  • Une journée sur l’eau en voilier en solo, c’est super mais aussi physiquement exigeant, et donc, de tout défaire et ramener à la maison, c’est pas évident (manque d’énergie, risque de blessure, etc).

Pour toutes ces raisons, j’avais décidé de regarder pour trouver un endroit pour y mettre mon voilier, et tant qu’à faire, où il pourrait rester à l’année. Les prix varient beaucoup, mais je dirais que la plupart des marinas et clubs nautiques autour de Montréal exigent entre 1 500 $ et 3 500 $, tout dépendant du type d’emplacement, des services requis et de la distance de Montréal.

Quand on parle de type d’emplacement, les possibilités incluent :

  • que son bateau soit à l’eau, avec un emplacement de quai réservé
  • que son bateau soit stationné au club, avec accès à la descente (parfois appelé dinghy park)
  • que son bateau soit à l’eau, amarré à une bouée (appelé mooring)

Considérant que j’ai payé mon voilier 1 500 $, je trouvais ces prix un peu élevés, mais en même temps, je me doutais bien que le prix d’achat très bas de mon bateau me ferait tout voir comme étant « plus cher »… on peut pas tout avoir 😉

Coup de chance : il y a quelques mois, quelqu’un me contacte, une référence d’un ami et me demande de l’aide pour leur site web en WordPress. Et il est membre du conseil d’administration d’un club de voile que je ne connaissais pas. Bonus : le club nautique fonctionne avec un modèle coopératif où chaque membre doit donner quelques jours de travail au club à chaque année en échange d’un abonnement moins dispendieux qu’ailleurs. Les places sont limitées et il y a une place disponible!

Leur but est de créer une communauté de membres qui s’entraident, qui demeurent longtemps avec le club, un genre de club social + club nautique. Et ça marche, plusieurs membres sont là depuis 10-20-30 ans!

Je suis maintenant membre à part entière du Club Nautique de l’Ile Perrot, un club qui a plus de 50 ans et dont un des premiers membres était Johann Tanzer, l’ingénieur même derrière mon voilier, un Tanzer 16!

Pour entrer, j’ai dû passer un questionnaire détaillé, puis une entrevue téléphonique avec le Maître de port afin qu’ils s’assurent que je suis un bon « fit » pour leur membership et que je comprends les règles et obligations de leur modèle collaboratif.

Une fois accepté, j’ai dû participer à la première corvée qui se tenait aujourd’hui. Après les inondations du printemps, il y avait un gros boulot de nettoyer le terrain, de remettre de la roche et du sable pour les chemins, tailler la pelouse, réparer des quais puis les remettre à l’eau, etc. En tout, il devait y avoir 30-40 personnes sur les lieux, certains à nettoyer le chalet principal, d’autres à faire de la soudure, remettre des équipement en fonction… et moi… avec un râteau et fournir mes bras pour d’autres travaux simples. Pas grave, c’est un effort d’équipe – chaque contribution compte et fait avancer le tout.

Ah oui… combien ça coûte? Bein… ça dépend.

Les nouveaux comme moi payent une contribution spéciale pour les 4 premières années et le prix total varie en fonction du type d’emplacement, de la longueur du bateau, s’il reste là l’hiver, etc.

Dans mon cas, mon voilier est dans le dinghy park (le mât monté, toujours prêt à sortir) et reste là aussi l’hiver, ce qui me simplifie la vie – le tout me coûte présentement environ 800 $ par année. La structure de frais peut être consultée sur leur site web.

… parlant de (leur) site web (https://www.ipyc.ca)… si vous l’aimez ou avez des commentaires / suggestions, n’hésitez pas à m’en faire part! C’est mon agence qui a refait le site au complet et qui gère l’entretien technique du site et de mon côté, ma contribution personnelle est d’agir bénévolement pour publier articles et nouvelles infos sur le site.

À propos de Jean-Francois

Je travaille dans le domaine du web, je suis photographe à mes heures, et bientôt skipper de mon nouveau voilier!

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